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« La cime du rêve – Victor Hugo et le surréalisme »

Paris, Maison de Victor Hugo
16/10/2013 – 16/02/2014

Affiche de l'exposition

Affiche de l’exposition

 

Le Musée Picasso Paris a prêté successivement deux estampes sur le thème de la corrida : La grande corrida, avec femme toréro (MP2460) et Femme torero I (MP2446). Les relations entre le mouvement surréaliste et Picasso sont anciennes et sont à l’initiative des surréalistes : dès 1923, André Breton persuade Jacques Doucet dont il est le secrétaire d’acquérir Les Demoiselles d’Avignon. Picasso apparaît comme un maître pour Breton qui lui consacre un premier chapitre du Surréalisme et la Peinture en 1925, marqué par l’éloge et le lyrisme.

 

« La route mystérieuse où la peur à chaque pas nous guette, où l’envie que nous avons de rebrousser chemin n’est vaincue que par l’espoir fallacieux d’être accompagnés, voici quinze ans que cette route est balayée par un puissant projecteur. Voici quinze ans que Picasso, explorant lui-même cette route, y a porté fort avant ses mains pleines de rayons. Nul avant lui n’avait osé y voir. Les poètes parlaient bien d’une contrée qu’ils avaient découverte, où le plus naturellement du monde leur était apparu « un salon au bord d’un lac », mais c’était là pour nous une image virtuelle. Par quel miracle cet homme, que j’ai l’étonnement et le bonheur de connaître, se trouva-t-il en possession de ce qu’il fallait pour donner corps à ce qui était resté jusqu’à lui du domaine de la plus haute fantaisie ? » (BRETON André, Le Surréalisme et la Peinture, Paris : Gallimard, 1965, p. 5)

 

Picasso est ainsi d’emblée reconnu par les surréalistes comme l’un des leurs. Par la suite, il est invité à participer aux expositions qui jalonnent l’histoire du mouvement. Il illustre également les différentes revues surréalistes, et ses œuvres sont souvent reproduites dans les publications du groupe.

 

Ces deux estampes, aux formes enchevêtrées, traduisent une exploration de l’onirisme, à partir de thèmes chers à Picasso. L’attention aux bestiaires et à l’érotisme sont communes à Victor Hugo, aux surréalistes, et à Pablo Picasso.

 

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« Picasso, Léger, Masson :
Daniel-Henry Kahnweiler et ses peintres »

Affiche de l'exposition

Affiche de l’exposition


LaM, Villeneveuve d’Ascq
28/09/2013 – 12/01/2014

 

Le Musée Picasso Paris prête 12 photographies (tirages gélatino-argentiques) conservées dans les Archives Picasso.

 

Un premier ensemble évoque la vie quotidienne et familiale de Picasso dans les années 1950 et 1960, et ses liens avec les Leiris : Daniel-Henry Kahnweiler, qui fut le marchand de Pablo Picasso, est en effet le beau-père de l’écrivain Michel Leiris dont la femme, Louise Leiris, tient la galerie du même nom où Picasso expose régulièrement à partir de 1953. Ces images s’intéressent au monde de la corrida, thème qui rassemble Picasso et Michel Leiris. Ce dernier a publié en effet en 1938 un essai intitulé Miroir de la Tauromachie et placé cette thématique au cœur de la seconde préface de son autobiographie l’Âge d’homme (1935), intitulée « De la littérature considérée comme une tauromachie » (1942). Dans cette préface, il présente l’écriture comme une mise en danger de soi équivalente à celle du torero dans l’arène, et qui peut être entendue comme une conception générale de la création artistique :

 

« Ce qui se passe dans le domaine de l’écriture n’est-il pas dénué de valeur si cela reste « esthétique », anodin, dépourvu de sanction, s’il n’y a rien, dans le fait d’écrire une œuvre, qui soit un équivalent (et ici intervient l’une des images les plus chères à l’auteur) de ce qu’est pour le torero la corne acérée du taureau, qui seule – en raison de la menace matérielle qu’elle recèle – confère une réalité humaine à son art, l’empêche d’être autre chose que grâces vaines de ballerine ? » (LEIRIS Michel, L’Âge d’homme, précédé de « De la littérature considérée comme une tauromachie », Paris : Gallimard, [Collection Blanche, 1946], Folio 435, 1973, p.10)

 

Cette métaphore est à prendre tout à fait au sérieux, faisant du jeu artistique et littéraire un jeu dangereux, sérieux, qui seul permette une création aboutie et vraie.

 

Trois photographies anonymes montrent Picasso et ses proches à la corrida (APPH8344 et APPH8345) et Maya en torero (Mougins C°, APPH7638). Deux photographie signées par le photographe Edward Quinn, célèbre pour avoir photographié toute la Côte d’Azur et sa faune dans les années 1950, représentent une corrida avec Luis Miguel Dominguin en matador, depuis l’arène (APPH1776) et une vue des gradins de la corrida en contre-plongée avec Picasso, sa femme Jacqueline, Michel Leiris et Paulo, le fils aîné de Picasso (Nîmes, 28 août 1960).

 

Le second ensemble prêté évoque les expositions Picasso à la galerie Louise Leiris. On peut y voir une photographie de l’exposition Œuvres récentes de Picasso (19 mai-13 juin 1953) montrant des chouettes en céramique et en bronze, dont notamment la céramique Chouette en colère (MP335). Cette vue d’exposition est enrichie d’un ensemble photographique d’André Villers , photographe qui collaborait à la même époque selon diverses modalités avec Pablo Picasso. Ce dernier ensemble donne à voir des vues des salles de l’exposition Picasso.Peintures 55-56 à la Galerie Louise Leiris (26 mars-avril 1957).

 

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Un nouveau site en attendant juin 2014

 

Bonjour,

 

Toutes les équipes du Musée Picasso Paris sont heureuses de vous accueillir sur le nouveau site internet du musée.

 

Comme tout site, celui-ci sera amené à constamment évoluer.

 

En particulier, il devrait, très vite, vous offrir des versions en anglais et en espagnol.

 

C’est pourquoi nous vous invitons à le consulter régulièrement et à vous inscrire pour être tenus à jour des évènements qui marqueront la vie du musée jusqu’à son ouverture, en juin 2014.

 

Nous vous souhaitons une excellente découverte!

 

Merci à vous!